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Mentis Hospitium
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20 septembre 2025

Pouce.

 

 

Il est 23 heures passées. Je suis posée, au calme avec ma grosse tasse de café et des vidéos d'affaires criminelles. Et le chat qui trouve normal de se laver n'importe où. Aucune pudeur ces bestioles là. 😺❤

 

Je vis un peu en décalé. Ça me fait du bien. Je suis quelqu'un qui vit mieux la nuit, parce que c'est beaucoup plus calme. Surtout en automne. Nous sommes connectés aux saisons. La nature commence à tomber dans le sommeil. Donc naturellement, nous commençons nous aussi à ressentir un besoin de repos, autre que les fameuses vacances d'été. Non, là c'est autre chose. Et enfin, viendra l'hiver, où bon nombres de créatures vont hiberner et où nous mêmes allons avoir besoin de douceur, d'un très gros ralentissement, alors que la nature sera endormie. 

 

Mais l'automne et l'hiver mis à part, le soir et la nuit restent ce qui est le mieux pour moi. Le silence. C'est ce qui règne. Dehors, pas un pas. Pas un mot. Pas d'enfants qui appellent maman ou papa pour traverser la rue (laissez les traverser bordel, vous pourrez en faire un autre)*. Très peu de voitures, pas de klaxons à grands coups de "vas te faire enculer connard". Ces gens là, si bruyants, si violents, dorment enfin, laissant le reste du monde souffler, se reposer sans eux. 

 

Je trouve tout de même dramatique de parler de la vie de cette manière. Non pas de parler des saisons, mais de se réjouir de savoir que les gens ferment enfin leurs gueules. Je trouve que ça en dit beaucoup sur notre société. Les incivilités sont devenus un système. Tout le monde est devenu agressifs, violents, à vif. 

Voilà pourquoi mon chez moi est devenu un peu mon bunker. Très fermé, très protégé. Je ne sors que par obligation, et il faut que les raisons qui demandent que je sorte soient vraiment des obligations. 
Je me fait tout livrer. Pour la question écolo, moi qui le suis pourtant, je dois reconnaître que je lui fait pas mal défaut. C'est compliqué de faire ce qu'on devrait dans un monde qui ne te le permet finalement pas vraiment, voire pas du tout. 

C'est assez grave de dire que je ne supporte plus les gens au point de ne sortir que pour des choses vraiment importantes, comme aller chez mon psychiatre et ma psychologue. Il est au courant et il comprend, ça m'aide. Les gens qui sont dans ma vie me comprennent, et ça m'aide. Je n'ai jamais été une fan de la foule. Et j'ai enfin fini par comprendre que c'est juste parce que la société est un rond et moi je suis un carré. Ce monde là n'est pas calibré pour moi. Mais en dehors d'un diagnostique posé après quelques années de thérapie (qui continue), force est de constater que beaucoup de gens, sans forcément avoir de troubles, se détachent de notre société, la fuient. 

 

Avec ou sans troubles, il ne faut pas être un génie pour voir que notre monde se casse lamentablement la gueule. On coule. On meurt. A en juger par le nombre de dépressions graves, de suicides qui sont en constante augmentation, oui. On meurt. J'ai moi-même fini par tenter un départ précipité. J'en parlerai en profondeur dans un prochain article, en espérant que ça serve à quelqu'un pour qu'il ne passe pas à l'acte. J'ai été prise en charge très rapidement, mais j'ai frôlé le coma et j'ai encore des séquelles qui resteront. Je ne me plains pas, mais je fait partie de ces tristes statistiques. On se retrouve à être de plus en plus nombreux à être en thérapie, à être médicamenté, à cause d'une, ou en partie, d'une société qui part en couille. A cause de gens qui font ou on fait partie de nos vies et qui eux, si l'on peut dire, vont bien. 

 

Je crois que les gens ne s'aiment plus. Ne se regardent plus vraiment. Ils sont en train de laisser leur humanité au placard. Aujourd'hui, je vois bien que beaucoup ne sont animés que par un stupide esprit de compétition qui va les mener à leur perte, ne s'attachent plus dans un monde numérique où tout est devenu si froid, où tout doit aller vite, ou encore être consommé vite. 
On vote pour le moins pire qui fait pourtant partie du pire, on pleure, on crie, on s'essouffle, on regarde le reste du monde qui lui aussi, sombre dans le chaos.....

 

Mais toi qui ne sort que par obligation, qui cherche à fuir une société dont le passe temps favori est devenue la destruction de tout et de tout le monde, qui te protège finalement, euuuuh bon, vous madame, on va vous donner des trucs parce que ça va pas là. Je suis soulagée que mon psychiatre ne pense pas comme ça, mais malheureusement, c'est comme ça que ça se passe très souvent. 

 

Pourtant "ce n'est pas un signe de bonne santé que d'être bien adapté à une société profondément malade". Merci Jiddu Krishnamurti pour ces sages paroles. 

 

* Je suis vraiment obligée d'expliquer que je rigole ? C'est mon humour. Mille pardons, mais je vais recommencer, je tiens à prévenir. Donc.... libre à vous de partir ou rester. 😉

 

Bon aller, un dernier gros café et au lit.

 

🎶 En écoute : Billie Eilish - Happier Than Ever 🎵 

 

 

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Angellyca

Moi c'est Angellyca. Je partage tout. Qui que vous soyez, bienvenue chez moi.

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